Colonie de vacances : risque de disparition !

En ce moment, la colonie de vacances se trouve dans une posture assez délicate. Elle risque de disparaître à tout jamais. En fait, l’Union européenne remet en cause l’efficacité des organisateurs dans les centres de colonie de vacances, à travers une interprétation directive inquiétante. 

La directive européenne « Travel » à l’origine des inquiétudes

La directive européenne « travel » oblige les accueils collectifs de mineurs à but non lucratif à muter vers un statut lucratif. Désormais, cette entité fera partie du tourisme et opérateur de voyage. Ce qui implique l’arrêt de la dérogation à l’obligation de s’immatriculer ainsi que la justification d’une garantie financière. La fédération du scoutisme et les responsables de colonies de vacances n’adhèrent pas à cette décision, et ne souhaitent pas s’orienter vers une activité marchande. Le fait est qu’ils n’auront plus de choix que de trouver un fonds de garantie pour être en accord avec la loi. Cependant, la plupart d’entre eux n’ont pas le moyen pour une telle capacité financière. Cela les oblige à tenir un fonds de garantie collective du tourisme. Mais cette option impose au centre concerné de renoncer à son indépendance.

Préserver les colonies de vacances : quelle solution ?

préserver la colonie de vacances

En principe, si la directive européenne « travel » ne constate plus de faille dans la stratégie organisationnelle des centres de colonie de vacances et du scoutisme, il n’y aura plus aucune nécessité de changer de statut. Même si l’assemblée avec les conseillers du Premier ministre n’a eu aucun effet, il est possible de préserver les colonies de vacances autrement. Nombreuses sont les  solutions envisageables. Le tout se résume par un bon encadrement. Pour ce faire, chaque centre doit adopter un règlement rationnel, autant pour le recrutement du personnel que pour le mode de fonctionnement. De ce fait, les activités doivent être introduites par des animateurs et moniteurs compétents. Normalement, pour bien encadrer un groupe d’une dizaine d’enfants, il faut au moins deux adultes responsables et expérimentés. Le choix du projet pédagogique reste aussi important.